Nous devons y récupérer nos voyages. Je suis près du tapis roulant. J'attends mes deux sacs. L'un d'eux finit par arriver. J'attends l'autre. Ça traîne. Le second sac, le même qui m'a causé des soucis ce matin, n'arrive toujours pas. Les autres ont récupéré les leurs. Au bout d'un long moment, je finis par me renseigner auprès d'un employé. Il consulte son ordinateur et mon nom figure dans une liste d'une douzaine de noms. Aïe ! c'est mauvais signe, me dis-je. Bingo ! L'employé me dit que mon sac est à Miami. J'ai donné mes deux bagages en même temps : l'un est bien parti à Dallas, l'autre à Miami ! L'homme me précise alors qu'il sera embarqué dans un vol entre Miami et Lima la nuit suivante et que je pourrai le récupérer le lendemain matin à l'aéroport de la capitale péruvienne. Le lendemain, justement, nous devons reprendre l'avion à Lima pour Cuzco. Il faut absolument que je le récupère avant.
A Lima, il m'a fallu un temps fou pour remplir une feuille de réclamation. Par exemple, la simple photocopie de mon passeport a pris une bonne dizaine de minutes. J'ai dû jongler entre l'espagnol et l'anglais avec le type d'American Airlines alors que vu l'état de fatigue dans lequel je me trouvais (dix-sept d'heures d'avion au total sans dormir), j'avais autre chose à faire que de parler des langues étrangères. Et puis le reste du groupe m'attendait dehors. Il était 1 h 30 du matin et nous devions nous lever vers 5 heures pour repartir. Heureusement, personne ne m'en a voulu. Le lendemain, j'ai bien récupéré mon bagage. J'avais largement le temps d'ailleurs puisque nous avons décollé avec trois heures de retard... Encore une histoire de brouillard, comme à Roissy.
