Vendredi 7 octobre 2005

Vendredi 7 octobre 2005
A Roissy.

J'ai vraiment cru que je ne prendrais jamais cet avion. Arrivé au comptoir Nouvelles Frontières, mon agence de voyages, je me rends compte que j'ai laissé un de mes sacs dans la navette qui m'a amené jusqu'ici depuis le train. Paniqué, je fonce voir un chauffeur de bus et je lui demande de lancer un appel radio à tous ses collègues. Ce qu'il fait.
De longues minutes plus tard, pas de nouvelles. Mon c½ur bat à cent à l'heure : je suis persuadé que je ne retrouverai jamais mon sac parce que soit il a été volé, soit il a été détruit par les services de sécurité. Le destin d'un sac isolé n'est pas drôle dans un aéroport depuis l'avènement de Vigipirate. Je prends alors une autre navette qui m'amène à la bonne aérogare. J'interpelle le chauffeur et je fais lancer un deuxième appel radio. Pendant ce temps-là, je me torture l'esprit avec le dilemme suivant : soit je rentre chez moi sans mon bagage, soit je pars quand même et je rachète quelques affaires sur place. Le problème, c'est que dans un cas comme ça, l'assurance annulation ne fonctionne pas.
Et puis, au bout de trois quarts d'heure, miracle : un bus s'arrête devant moi, la porte s'ouvre, le chauffeur est tout sourire ; à ses pieds, mon sac. Alléluia ! Je remercie ledit chauffeur, je remercie la terre entière, je suis heureux, je fonce vers l'enregistrement d'American Airlines.
Là, nouveau problème : le vol pour Dallas n'est pas affiché (on doit faire escale à Dallas). Je me renseigne et on me dit que l'enregistrement des bagages pour Dallas est fini depuis cinq minutes.

.....................

Je suis en sueur, j'étais si content deux secondes avant et là, je repanique, j'insiste, je supplie. On va voir le superviseur. On revient en me disant qu'on ne peut décidément rien faire pour moi, je resupplie, on me dit d'échanger mon billet pour un autre jour, je dis que c'est impossible car il s'agit d'un voyage organisé.
Après plusieurs minutes de palabres, une dame, apparemment un peu chef sur les bords, prend pitié de moi et me dit de ne pas paniquer, qu'on va s'occuper de moi etc. On me prend mes bagages, on les étiquette, on les envoie. Un type me pose des questions de sécurité. Il me demande si j'ai toujours eu mes sacs sous surveillance, à moi qui l'ai laissé trois quarts d'heure au fond d'un car ! Bien sûr, je réponds : « Oui. »
Je suis la dame. C'est tout juste si je ne renverse pas tout sur mon passage, elle me demande de me calmer (« Ne vous inquiétez pas, monsieur »), elle me fait passer devant tout le monde, ce qui ne m'empêche pas de subir les contrôles habituels (comme ôter mes chaussures) et j'arrive finalement en salle d'embarquement où tout le monde n'est pas encore entré, loin de là. Tout ce cirque alors que je ne suis pas en retard ! Je pénètre dans l'avion, en sueur, je m'assieds, je suis très mal situé (au milieu, loin des hublots) mais qu'importe ! je suis trop heureux d'être là vu que j'étais sûr et certain, quelques minutes auparavant, que mon voyage au Pérou se terminerait à Clichy.

A ce moment, alors que j'ai passé mon temps à courir et à stresser depuis ce matin, alors que j'ai cru que je serais trop à la bourre et à présent que je suis bien installé, j'apprends qu'en raison du brouillard, nous décollerons avec trois quarts d'heure de retard !
# Posté le dimanche 05 mars 2006 13:15
Modifié le lundi 09 juillet 2007 16:39

Vendredi 7 octobre 2005

Vendredi 7 octobre 2005
Le Groenland depuis l'avion. A mon grand dam, comme j'étais au milieu, loin des hublots, je n'ai pu admirer ce paysage « en vrai ».
# Posté le dimanche 05 mars 2006 13:29
Modifié le lundi 09 juillet 2007 16:47

Vendredi 7 octobre 2005

Vendredi 7 octobre 2005
Survol des environs de Dallas-Fort Worth, où nous avons fait escale.

Nous devons y récupérer nos voyages. Je suis près du tapis roulant. J'attends mes deux sacs. L'un d'eux finit par arriver. J'attends l'autre. Ça traîne. Le second sac, le même qui m'a causé des soucis ce matin, n'arrive toujours pas. Les autres ont récupéré les leurs. Au bout d'un long moment, je finis par me renseigner auprès d'un employé. Il consulte son ordinateur et mon nom figure dans une liste d'une douzaine de noms. Aïe ! c'est mauvais signe, me dis-je. Bingo ! L'employé me dit que mon sac est à Miami. J'ai donné mes deux bagages en même temps : l'un est bien parti à Dallas, l'autre à Miami ! L'homme me précise alors qu'il sera embarqué dans un vol entre Miami et Lima la nuit suivante et que je pourrai le récupérer le lendemain matin à l'aéroport de la capitale péruvienne. Le lendemain, justement, nous devons reprendre l'avion à Lima pour Cuzco. Il faut absolument que je le récupère avant.

A Lima, il m'a fallu un temps fou pour remplir une feuille de réclamation. Par exemple, la simple photocopie de mon passeport a pris une bonne dizaine de minutes. J'ai dû jongler entre l'espagnol et l'anglais avec le type d'American Airlines alors que vu l'état de fatigue dans lequel je me trouvais (dix-sept d'heures d'avion au total sans dormir), j'avais autre chose à faire que de parler des langues étrangères. Et puis le reste du groupe m'attendait dehors. Il était 1 h 30 du matin et nous devions nous lever vers 5 heures pour repartir. Heureusement, personne ne m'en a voulu. Le lendemain, j'ai bien récupéré mon bagage. J'avais largement le temps d'ailleurs puisque nous avons décollé avec trois heures de retard... Encore une histoire de brouillard, comme à Roissy.
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# Posté le dimanche 05 mars 2006 13:31
Modifié le lundi 09 juillet 2007 16:40

Samedi 8 octobre

Samedi 8 octobre
Le lendemain, nous prenons l'avion à Lima pour Cuzco. Cette compagnie, Tans Perú, est assez célèbre depuis l'été 2005 : un de ses avions s'est écrasé...
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# Posté le dimanche 05 mars 2006 13:33
Modifié le lundi 09 juillet 2007 16:39

Samedi 8 octobre

Samedi 8 octobre
Hôtel María Esther à Cuzco.
# Posté le dimanche 05 mars 2006 13:37